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L'adoption en Colombie
Publié le 27-12-2009

La fin de la démarche individuelle ?


Source : www.apaec.org  ( tous droits réservés )


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Lors de la séance de signature le 24 novembre dernier de la Convention d’Objectifs et de Gestion de l’AFA, Bernard Kouchner a laissé entendre qu’ « Afin de répondre …aux engagements que [la France a pris] en signant la Convention de La Haye, une réflexion mérite….d’être menée sur les conditions de préparation des candidats à l’agrément et sur la question du maintien en France des adoptions individuelles [ajoutant que] dans l’hypothèse où l’adoption individuelle serait amenée, à terme, à prendre fin, il reviendrait à l’Agence française de l’adoption et aux organismes autorisés de traiter l’ensemble des dossiers d’adoption à l’étranger. »

L’Apaec membre fondateur du MASF (Mouvement pour l’Adoption Sans Frontières) a toujours défendu la pluralité des modes d’adoption par démarche individuelle, via les OAA ou via l’AFA plus récemment. Elle ne peut se résoudre à voir la démarche individuelle prendre fin sans qu’aient été envisagées des mesures destinées à l’améliorer alors qu’elle a permis de très nombreuses et honnêtes adoptions depuis plus de trente ans. Sans nier la réalité regrettable de démarches malsaines et frauduleuses qu’il est légitime de combattre et faire disparaître, l’Apaec ne comprend pas pourquoi alors que la Convention de La Haye autorise l’adoption par démarche individuelle, le gouvernement français ne cherche pas à mieux l’encadrer et semble s’être mis en tête que la seule solution était de la supprimer purement et simplement même dans les pays qui continuent à l’accepter.

Mettre fin à la démarche individuelle sans vraie bonne raison c’est jeter le doute sur les vraies finalités de la réforme de l’adoption amorcée depuis 18 mois. C’est jeter le doute sur la véritable évolution de l’adoption internationale qu’on demande aux parents de prendre en compte au plus vite et sur parole, et que les faits n’accréditent pas clairement

Or la seule bonne raison pour faire cesser la démarche individuelle sera qu’on puisse s’en passer sans pour autant laisser des enfants au bord la route, sans pour autant donner moins de chance aux candidats français qu’aux candidats des autres pays de devenir parents par adoption. Cela prendra de longues années et nécessitera des moyens très importants pour l’AFA ou les OAA. Ce n’est hélas pas demain la veille et nous voulons en discuter avec les autorités par solidarité avec les candidats concernés. Dans le cadre du MASF évidemment.


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1. Le lundi, 31 janvier 2011, 23:00 par Jc

"Démarche individuelle" signifie "sans intermédiaire". La MAI était un intermédiaire, d'ailleurs demandé par la convention de la Haye (la Colombie a signé cette convention en 1991). Ce que vous décrivez est donc une adoption hors OAA, non une démarche individuelle, qui ne peut se faire qu'avec des pays n'ayant pas signé la convention de la Haye.
Il y a sur le site des articles sur la convention de la Haye, l'AFA, l'ICBF et les OAA, qui expliquent tout cela (liens sur la gauche de ce même écran).

2. Le samedi, 29 janvier 2011, 22:19 par Bellazur

Il me semble primordial de préserver les démarches individuelles.
Après une première adoption en Colombien en 1998 via une OAA , une second agrément en poche nous avons fait le choix de la démarche individuelle "pour gagner du temps" et pouvoir commencer à monter notre dossier vers la fin de la période d'agrément.
L'agrément délivré tout était prêt. La MAI nous avait apporté les réponses et l'accompagnement à nos dernières questions, l'APAEC l'assurance morale que nous y arriverions.
Deux ans plus tard une petite fille de 3 ans nous attendait et son ainée qui n'en avait que 4 et demi a pu nous accompagner la chercher.
Cette seconde adoption "individuelle" nous a sans doute grandis encore en nous laissant porter seuls ou presque les démarches. C'était une expérience très forte. Malgré un peu de stress parfois nous ne l'avons jamais regrettée.