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Publié le 30-01-2020

Manifeste des 14.000


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Lemanifeste des 14.000

 

«Contre la fin annoncée de l'Adoption Internationale en France : Lemanifeste des 14.000 »

Pourune véritable feuille de route en faveur de l'adoptioninternationale.

En 2008,le rapport Colombani dressait un bilan sans complaisance dufonctionnement des structures de l'adoption en France, qu'elle soitnationale ou internationale, et faisait 32 propositions pouraméliorer la situation.

En 2008,les démarches d'adoption étaient certes longues et parfoisdouloureuses, mais en étant patients, enfants délaissés et parentsadoptifs finissaient toujours par se rencontrer.

En 2019,les enfants délaissés restent nombreux en institution, en France,et à l'étranger et plus aucune famille postulante n'est assurée devoir son projet aboutir.

Dans ce contexte, et àl'heure où M. Adrien Taquet, secrétaire d'Etat en charge de laprotection de l'Enfance, présente sa stratégie nationale deprévention et de protection de l'enfance pour les années 2019-2022,nousvoulons

 

Démonter toutd'abord 4idées reçues:

Idée reçuen°1: Iln'y a plus d'enfants adoptables à l'international :

  • Pourtant aux USA,les autorités ont indiqué que plus de 100.000 enfants américainssont adoptables à l'international.

Idée reçuen°2: le niveau de vie des pays d'origine s'étant considérablementélevé, l'adoption nationale a pris le relais auprès des enfantsprivés de famille de l'adoption internationale :

  • Malheureusement,des chercheurs canadiens ont montré que l'adoption nationalen'avait pas pris le relais de l'adoption internationale dans lespays d'Amérique du Sud, Chili excepté.

Idée reçuen°3: en France, il suffirait de rendre adoptables les 300.000 enfantsconfiés à l'ASE pour que les 14.000 foyers dotés d'un agrémentpuissent accueillir un enfant.

  • Malheureusement,parmi ces enfants, seulement 2.800 sont pupilles de l'Etat, statutnécessaire pour qu'ils soient adoptables. En 2018, seuls 982 ontété confiés à une famille en vue d'adoption.

Idée reçuen°4: L'adoption n'est plus un enjeu de société car pour « fairefamille » les familles se tournent vers d'autres solutions tellesque la PMA et la GPA

  • Mais avec 14.000foyers détenteurs d'un agrément, il est difficile d'affirmer quel'adoption n'intéresse plus personne ...

 

Poser3questions qui fâchent

1. Les autoritésfrançaises ont-elles actuellement une politique claire en matièred'adoption internationale ?

  • Aucunefeuille de route n'a été communiquée officiellement aux acteursdu monde de l'adoption depuis 2009.

 

  • Dépourvue dedirectives claires, la Mission de l'Adoption Internationale ne peutjouer son rôle de guide : elle déclare n'être là « ni pourencourager ni pour décourager l'adoption internationale ».

2. Pourquoi lesopérateurs, tant privés (les OAA) que public (l'AFA) n'arrivent-ilspas à faire plus d'adoptions internationales (moins de 650 adoptionsinternationales en 2018) ?

  • L'AFA,opérateur public, est plus occupée depuis deux ans à fusionneravec d'autres agences publiques qu'à réaliser des adoptionsinternationales

  • Rienn'a été pensé pour assurer la pérennité des OAAs, associationsconfrontées au renouvellement de leurs dirigeants

 

  • L'autoritécentrale n'a pas mis en œuvre le projet de rapprochement des 29 OAAexistants, qui aurait permis l'émergence d'OAA puissants

3. Pourquoi lesopérateurs d'un autre pays de l'UE (l'Italie) font-ils beaucoup plusd'adoptions que la France (en 2018, trois fois plus en Colombie, dixfois plus en Russie) ?

 

Faire 5propositions

1. Clarificationpar le Premier Ministre de la position de la France en matièred'adoption internationale ;

2. Coordinationpar les 3 ministères impliqués (Affaires Étrangères, AffairesSociales et Justice) des différents acteurs publics (directionscentrales et départements) autour d'une politique commune del'adoption ;

3. Renforcementde l'AFA dans son rôle d'opérateur public, pour qu'il se concentresur sa mission d'opérateur de l'adoption internationale ;

4. Regroupementdes services adoption de plusieurs départements au sein d'une seulservice, à la compétence inter-départementale;

5. Création de5 à 10 opérateurs privés à même de réaliser le seuil critiqued'adoptions annuelles leur permettant de vivre durablement, parrapprochement d'OAA existants ou par création ;

 

Pourle compte des 14.000 foyers français qui ont été agréés pour uneadoption.

 

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