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Publié le 04-09-2015

Fundación Líderes constructores de Paz


Source : www.apaec.org  ( tous droits réservés )


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Présentation

La Fondation Leaders Constructeurs de paix est une organisation apolitique et laïque créée en 2006 par une équipe de Colombiens qui oeuvraient déjà depuis plusieurs années en faveur des enfants d'un bidonville de Cali. Elle s’adresse à des enfants et des jeunes travaillant dans la rue et courant le risque d ’y habiter ou d ’être définitivement descolarisés.
La fondation s’est d’abord concentrée sur la commune 20 de la ville (barrio de Siloé) jusqu ’en 2005, puis sur la commune 15 (distrito de Aguablanca) depuis 2006, avec les enfants de l'invasion Brisas de comuneros.
Le projet social dirigé envers les garçons et filles travaillant dans la rue a pour but de les en éloigner petit à petit et de leur faire profiter de leur enfance afin qu’ils puissent rester réellement des enfants, ceci en agissant sur tous les membres de leur famille.
En 2012, 67 enfants de 8 à 18 ans sont inscrits au programme, auxquels il faut rajouter 4 enfants de moins de trois ans (enfants de mères adolescentes inscrites à la fondation). La fondation propose des activités du mardi au samedi à partir de 14 heures pour les enfants qui ont classe le matin jusqu'à 13 heures, ainsi que le samedi toute la journée.

Plus d’informations sur www.lideresconstructoresdepaz.org

Contact en France, Guylaine Perez : perezandco@aol.com
 

"Un pays,une communauté, des garçons et des filles cherchant la paix, en devenant maîtres de leur vie"

 
La fondation propose un soutien dans divers domaines
- Dépistage sanitaire avec l’aide de professionnels de la santé
- Aide alimentaire
- Lutte contre la déscolarisation en offrant les fournitures scolaires nécessaires, en suivant la scolarité en collaboration avec les enseignants des enfants, en proposant un soutine scolaire deux fois par semaine
- Sorties culturelles et récréatives à Cali et dans ses environs
- Ateliers de danse,de cuisine,de travail manuel
- Groupes de parole pour travailler sur l’estime de soi, le respect, pour prévenir la violence intrafamiliale, savoir comment dénoncer un abus sexuel etc .

Líderes Constructores de Paz cherche à former des leaders qui répandent ensuite à leur tour l’enseignement dispensé afin d’en multiplier les effets sur le terrain (d’où le nom de la fondation).


Quelques exemples de thèmes abordés lors des sessions de la fondation avec les enfants
>> Amélioration des relations au niveau de l’entourage familial
>> Rescolarisation ou prévention de la déscolarisation
>> Prévention de la consommation de substances psycho-actives (drogue, alcool)
>> Prévention de l’intégration dans une pandilla (bandes de délinquants de quartier) et de la délinquance commune
>> Amélioration des relations avec autrui,des capacités sociales,des relations entre amis
>> Amélioration de l ’estime de soi
>> Développement de la capacité à prendre des décisions, à se déterminer face à un choix.
>> Travail sur les principales valeurs morales,éthiques et adoption de pratiques sociales nécessaires pour vivre en paix dans la communauté
>> Améliorer la qualité de vie,en terme de satisfaction de la vie que l ’on mène et des relations quotidiennes avec la famille, l’école, en terme de loisirs, d’éducation, de santé.
>> Développement de la capacité à se projeter dans le futur, à faire des projets, et à essayer de se fixer des objectifs
>> Réduction des manifestations de violence affectant les enfants, les adolescents et leur famille



 

Elle est soutenue en France par l’Apaec

Qui a apporté en 2011 près de 80 % des fonds permettant son fonctionnement, principalement à travers deux actions :

-  l’opération annuelle « Un semi-marathon pour les enfants de Cali » qui consiste à former un groupe de coureurs lors du semi-marathon de Paris (dernier en date le 4 mars 2012) qui font le parcours vêtus d’un maillot jaune, bleu et rouge pour être visibles et de faire un appel à dons.

-  un programme de parrainages : 100 % des dons récoltés en France sont envoyés en Colombie, sans frais de fonctionnement prélevés car ceux-ci sont financés par des ventes d’artisanat sur des stands.



Courrier du président de la fondation Líderes Constructores de Paz

 
Santiago de Cali, 21 mai 2007
Aux membres de l ’Apaec
Nous souhaitons vous présenter à vous et à toutes les personnes qui ont participé au projet du «Semi-marathon pour les enfants de Cali» un fort sentiment de gratitude pour l ’appui que vous nous apportez pour continuer nos activités visant à améliorer le futur des garçons et des filles de notre ville.
La confiance que vous avez mis dans notre institution a permis d ’élargir la couverture des services que nous apportons,à travers l ’ouverture d ’un nouveau groupe d ’enfants car désormais, 65 enfants sont les bénéficiaires directs de notre travail et plus de 300 personnes membres de leur famille sont des bénéficiaires indirects.
Chaque fois que nous avons la chance de recevoir la visite de familles françaises qui se rendent à Cali,c ’est avec fierté que nous leur montrons notre travail et que nous les faisons participer à notre œuvre que nous pouvons mener à bien avec votre soutien.
Nous, les enfants de la fondation Líderes constructores de paz, nous voulons vous dire merci pour votre appui dans la réalisation de cette tâche qui consiste à construire des vies.
Merci de croire qu ’il est encore possible de faire quelque chose et de le mener à bien.
Encore merci
Javier Martinez,directeur
« La seule chose que nous retenons de quelqu’un, c’est combien elle a servi l’humanité »
 

Le travail dans la rue


Cali, la succursale du ciel, capitale de la salsa...Mais aussi une métropole avec le plus grand nombre d ’enfants travailleurs.
Dans toutes les rues de Cali, des familles entières subsistent grâce au « travail au noir ». Vivant dans des conditions misérables des quartiers d ’invasion alentours, trop nombreux sont leurs enfants qui doivent travailler pour participer à l’économie familiale.
Bien que certains parents soient conscients des risques physiques et psychologiques encourus par les enfants aux grands carrefours du centre ville,ils ont rarement le choix.
Le lien entre l’enfant et sa famille est extrêmement fragile,d ’autant que ce qui les accueille après huit heures d ’errance, à vendre des cacahuètes ou des cigarettes dans les embouteillages, ce sont parfois des coups.
En révolte contre leur famille ou par désir d ’indépendance,de liberté,le pas vers la vie dans la rue de façon permanente est vraiment facile à franchir.
Ces jeunes et leurs familles sont autant de victimes potentielles des délinquants, narcotrafiquants et des groupes armés en marge de la loi, qui profitent de l ’ignorance des enfants pour les exploiter avec le mirage de l ’argent facile.
Les enfants des bidonvilles dépendent de la piécette d ’un automobiliste pour survivre. Parce qu ’il y a tellement d ’enfants qui sont déjà en train de vendre des cacahuètes ou des boissons fraîches,qui jonglent ou font des pirouettes,certains cassent les feux rouges pour s ’improviser agents de la circulation et slalomer huit heures d ’affilée entre les voitures, afin de ne pas revenir bredouille à la maison.
 

Contexte à Cali :


- 2,4 millions de Caleños évalués en 2005 par le Dane (département d ’études statistiques) et près de 10 000 mineurs travailleurs
- Aguablanca et Siloé sont les deux grandes zones très défavorisées.Siloé (18 quartiers dont 6 d ’invasions de l ’espace public) est historiquement le premier grand bidonville peuplé par un exode rural massif à Cali.
- 39 %des enfants qui travaillent le font à un carrefour, près d ’un feu rouge (étude Problématique des enfants de la rue de Cali 2003, par la municipalité en concertation avec des associations).
- Plus de la moitié de ces enfants ont entre 8 et 11 ans,un tiers a entre 12 et 14 ans.Dans 8 % des cas, les enfants ont moins de 7 ans.(même source)
- 53,4 %des travailleurs dans la rue le font de 8 heures à 18 heures,46.6% après 18 heures (quotidien « El Pais » dans son édition du 3 juillet 2006,reprenant des chiffres officiels)
- Un mineur dans la rue gagne environ 5.000 pesos ( environ 2 €) par jour (mairie de Cali)
-   Environ 40%ne sont pas scolarisés et parmi ceux qui vont encore à l’école, 79%ont suivi une classe de primaire mais uniquement 10%ont le niveau pour passer au collège.(même source)
 

Les risques qui les guettent

 
Parmi les nombreux risques qui guettent les enfants des rues : la drogue et l’alcool.

Sur les 200 petits Caleños vivant à la rue interrogés lors d ’une enquête au début des années 2000, 49 % ont reconnu avoir consommé de la drogue. L’initiation a été très précoce puisque 46 % y ont goûté une première fois entre 5 et 10 ans, 36 % entre 11 et 14 ans.

Pour la majorité des jeunes consommateurs,cette première prise a donc eu lieu avant le départ dans la rue où ils sont par la suite devenus consommateurs réguliers.
Les enfants des rues sont en majorité analphabètes. Ils apprennent à compter rapidement. Mais leur intellect, mal stimulé, n’arrive pas au niveau d ’abstraction des autresenfants.Pour gagner plus d’argent, ils prennent plus de risques. Et se brûlent avec leurs propres torches enflammées lors de leurs jongleries aux carrefours ou sont victimes d’accidents de la circulation. Certains souffrent de difficultés respiratoires dues aux vapeurs d’échappements, ou connaissent des problèmes ophtalmologiques graves — à cause des particules se déposant dans leurs yeux. Le risque d ’abus sexuel est également à prendre en compte. Comme celui de devenir délinquants en intégrant une pandilla, afin d’appartenir à une organisation sociale.
 

La prévention

 
La prévention serait donc le meilleur remède à la situation des enfants des rues. Elle doit considérer non pas les enfants « à risques »mais leur famille en globalité. Depuis quelques années, on voit se développer des projets qui ont pour vocation de renforcer les liens entre les parents et les enfants. La promotion des espaces de loisirs, de sports et d’activités artistiques et culturelles peut être un élément de réinsertion et de rapprochement entre les enfants de la rue et leur famille.
Le dernier rempart contre la vie dans la rue,  c’est la scolarité. Il faut faire en sorte que le moins d ’enfants possible sortent du système scolaire et sensibiliser la communauté dans son ensemble pour lui faire prendre conscience de sa responsabilité.
Pour ce qui est de la consommation de drogue, la prévention doit se faire au sein dela famille, des quartiers, car c’est à cause de la banalisation de sa consommation que les jeunes ont une première prise de contact avec des substances psychotropes. Une étroite collaboration entre les différentes institutions est nécessaire, un travail coordonné, en concertation, sous forme de réseau, indispensable.
Líderes constructores de Paz, à son niveau, œuvre dans ce sens.



 
 

Le mode opératoire

 
L’expérience montre que l’attitude répressive pour parer la violence physique et morale engendrée par la pauvreté, n’obtient aucun résultat. Quant à l’assistanat, il plonge ses destinataires dans une situation encore plus marginale et de dépendance.
La tâche la plus importante à réaliser consiste à donner la possibilité de refaire ou de réordonner sa vie.
L’équipe de Líderes Constructores de Paz s ’est formée en 2001 pour aider des enfants travaillant dans la rue et qui y passent de plus en plus de temps.
Fin 2005, ce petit groupe de huit bénévoles au départ ne disposait plus d ’aucune structure pour continuer son travail en faveur des mineurs en difficulté, ni de ressources lui permettant de le faire. Le 22 février 2006, grâce à l’aide venue de France via la mobilisation de quelques parents adoptifs d’enfants colombiens membres de l’Apaec, ils se sont constitués officiellement en une fondation.
En 2010, la structure a acquis une toute petite maison, près du lieu de vie des enfants. Elle comprend notamment une petite bibliothèque, bien utile pour le soutien scolaire et l'aide aux devoirs, et une petite salle informatique.Les enfants s'y sentent chez eux, viennent y manger, ont des responsabilités pour la gestion des stocks de crayons, stylos, livres, qui sont donnés à l'association.
En 2011, la maison sociale a été agrandie d'un étage pour construire la salle d'activités commune.
En 2012, Lideres constructores de paz recherche des fonds pour finaliser le deuxième étage et lancer de nouveaux programmes en faveur de jeunes du quartier.
Javier Martinez en est le président. Luz Nery Cortes, la principale éducatrice, entourée d’une assistante sociale, d’une psychologue et d’autres personnes travaillant de concert pour une soixantaine d’enfants  du quartier d’invasion Brisas de comuneros, dans le district d’Aguablanca.
« Lideres constructores de paz » propose de soutenir les enfants sans prendre la place de leurs parents. Au contraire, la fondation privilégie avant toute chose la consolidation du lien qui unit l ’enfant à sa famille, aussi déstructurée soit-elle.
La fondation à choisi de mettre en place un lieu où les enfants pourront se retrouver afinn de leur permettre de faire,en toute sécurité, les expériences propres à l ’enfance.
Leur mission est donc de prendre en compte,non seulement leurs besoins physiques et matériels mais aussi de considérer leurs besoins intérieurs, afin de leur proposer un modèle de vie riche en valeurs. Ainsi, ils seront « armés » moralement..

L ’objectif général est de mettre en œuvre un ensemble de stratégies destinées à former socialement les enfants et leur famille. Le projet consiste à développer des outils pédagogiques qui leur permettront de vivre une vie d ’enfant et de s ’éloigner du travail infantile.

 

Novembre 2013 : A l'adresse suivante : http://www.youtube.com/watch?v=BCO0cqOideU , vous pourrez voir et écouter une vidéo au sujet de la fondation Lideres constructores de paz, avec le témoignage de jeunes bénéficiaires, de Gabriel (éducateur en charge du programme), de bénévoles de la fondation Directv qui ont su si bien mettre en valeur la maison sociale cet été 2013.
La vidéo dure 15 minutes.....

Guylaine PEREZ
Vice Présidente APAEC en charge du volet humanitaire

 

 

 

 

 

 

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