Recherche par ICBF

Jeune femme majeure accompagnée de ses parents. Témoignage rédigé moins d’un mois après le retour.

Recherche par ICBF

Jeune femme majeure accompagnée de ses parents

Témoignage rédigé moins d’un mois après le retour.

Alexandra – Une affaire rondement menée

Quelques jours avant de partir en Colombie sur les traces de ma mère biologique, j’ai appris que je devais circuler dans ce pays, dont j’avais conservé la nationalité, avec mes papiers d’identité colombiens ! J’ai donc fait une demande de passeport d’urgence auprès du consulat et j’ai pu m’envoler vers Bogotá avec le récépissé de la cédula demandée auprès des services consulaires. Ouf ! Tout a commencé de la façon suivante. Je ne connaissais pas l’adresse mail mise en place pour la recherche des origines par l’ICBF, et j’ai simplement contacté l’adresse offerte à tout citoyen, quelle que soit sa demande : atencionalciudadano@icbf.gov.co; j’ai tout simplement expliqué que j’avais été adoptée.

On m’a alors demandé quelques pièces justificatives que j’avais. J’ai scanné ma carte d’identité, les papiers du jugement relatifs à mon adoption, la feuille où était inscrit le nom de ma mère biologique avec d’autres informations et une lettre où elle justifiait son geste. Nous avons continué à échanger par mail même si, à chaque fois, mes interlocuteurs m’indiquaient également leur numéro de téléphone. L’ICBF m’a répondu qu’ils allaient rechercher ma mère. Après l’ICBF central (national), on m’a orientée vers un bureau régional, celui du Quindío, à Armenia, car c’est là que j’avais été adoptée.              

Cependant, environ un mois et demi plus tard, j’ai reçu un mail m’informant qu’ils n’avaient trouvé aucune trace de ma mère biologique en Colombie (ils avaient effectué une recherche par rapport au nom inscrit sur mes papiers d’adoption). Et puis encore un mois plus tard, j’ai reçu une lettre recommandée de l’ICBF qui m’expliquait ce qui s’était passé pendant ce temps. Ne trouvant personne au nom inscrit, ils ont effectué des recherches avec le numéro de cédula et cela correspondait à une dame ne portant pas le nom inscrit sur mes papiers. Ils sont allés sur place, ils lui ont demandé si elle n’avait pas eu une fille en 1991 qu’elle aurait donnée en adoption à l’ICBF. Elle leur a répondu par la négative. Avant de revenir le lendemain à l’ICBF, expliquant que oui elle avait bien eu une fille mais que sa famille n’était pas au courant et que c’était encore le cas à ce jour.

Ils lui ont alors demandé si, dans le cas où je ferais des recherches sur mes origines, elle serait d’accord pour me rencontrer. Elle répondit alors que oui cela lui ferait vraiment plaisir et elle leur communiqua son numéro de téléphone pour moi, si je souhaitais l’appeler et son adresse. Puis, à la fin de cette lettre, l’ICBF m’expliquait que si je le souhaitais, ils se tenaient à ma disposition pour organiser une rencontre au cas où je ne voudrais pas l’organiser moi-même par téléphone avec ma mère biologique. Durant une année donc, j’ai eu en ma possession l’adresse et le numéro de téléphone de ma mère biologique mais je ne souhaitais pas comme premier contact un appel téléphonique ; je préférais attendre de la voir en vrai.

A cause de mes études, je n’étais pas disponible pour partir avant juin. Je savais qu’entre temps elle aurait pu changer d’avis et se rétracter. J’ai donc recontacté l’ICBF plusieurs semaines avant mon départ et ma mère biologique a donc su que je serais en Colombie à partir du 5 juin. Tout s’est fait rapidement et l’ICBF a tout coordonné, mettant mes mails en copie pour la bonne personne à chaque étape. Le rendez-vous a été fixé le 6 juin à 15 heures, dans les locaux de l’ICBF, ce qui paraissait être le plus simple.

Arrivée sur place, j’explique la raison de ma venue. Je suis accueillie par deux dames charmantes avec qui je communiquais par mail depuis une année. Avant que je la rencontre, le personnel de l’ICBF a voulu que l’on discute. Pour voir comment je me sentais, si j’étais heureuse, qui m’avait accompagnée dans ce voyage, si je voulais être seule avec ma mère ou si ça me rassurait qu’il y ait quelqu’un, etc. Elles m’ont dit qu’elles seraient là, juste à côté, ont fait rentrer ma mère…. et se sont éclipsées. Tout s’est bien passé, nous avons beaucoup parlé. Pendant ce temps, des dames de l’ICBF sont allées chercher mon papa qui attendait dehors à ma demande et sont restées avec lui. Puis ma mère biologique a souhaité le rencontrer et tout s’est fait naturellement. J’ai fait le lien entre les deux. Par la suite, nous avons décidé de passer le dimanche toute la journée ensemble avec son plus jeune fils qui est donc mon demi-frère. Entre temps j’ai été assaillie d’appels de sa part. Elle était très heureuse de m’avoir rencontrée et voulait profiter au maximum de moi. Depuis elle prend des nouvelles tous les 3 jours. Je garde un excellent souvenir de ce voyage. Mais j’aurais souhaité rester plus longtemps afin de mieux découvrir ce pays (une autre fois !!). Nous n’avons croisé aucun touriste européen ni à l’aéroport de Bogotá ni à Armenia mais pour autant, en évitant certains quartiers, pas de soucis nous avons beaucoup marché, nous dînions systématiquement à l’extérieur, enfin tout s’est bien déroulé et je ne regrette nullement de l’avoir fait!

Bien au contraire, je ressens déjà les effets positifs sur moi d’avoir retrouvé mes origines.           

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